Les pneus de demain

Les pneus de demain
Quels types de pneus chausseront les véhicules de demain? (Photo : GM)

Les véhicules autonomes de niveau 5 changeront la façon de fabriquer et de tester les pneumatiques.

Certains concepts innovateurs, qui semblaient hier encore de la pure science-fiction tout droit sortie d’une œuvre de Philip K. Dick, s’apprêtent aujourd’hui à devenir réalité. En effet, il n’est plus loin le jour où les véhicules autonomes sillonneront nos routes.

La technologie avance à pas de géant, si bien que la Johnny Cab du film Total Recall pourrait fort bien ne plus être une utopie.

Nouvelle réalité, nouvelle technologie

On oublie souvent que les avancées en matière de technologie automobile entraînent nécessairement une réingénierie des pneumatiques. Il en ira de même pour ces nouveaux pneus, qui devront forcément répondre aux besoins spécifiques de ce type particulier de véhicules.

Cela dit, les pneus d’aujourd’hui conviennent parfaitement aux véhicules autonomes. Cependant, ils ont été conçus pour des véhicules dont la conduite dépend en tous points d’une intervention humaine, c’est-à-dire un conducteur. Alors que les véhicules autonomes rendront bientôt le facteur humain inutile dans la conduite automobile, il va de soi que les principes derrière la fabrication des pneumatiques seront eux aussi appelés à changer.

À l’heure actuelle, tous les essais de pneus sont menés par des pilotes d’expérience et portent essentiellement sur la qualité de la conduite et la tenue de route. Alors que les essais de pneumatiques conçus pour des véhicules autonomes de niveau 5, c’est-à-dire entièrement autonomes, seront quant à eux menés par des ingénieurs assis derrière leurs ordinateurs, et dont le dernier des soucis sera la maniabilité et le comportement routier.

Bien sûr, la qualité de la conduite demeurera un facteur déterminant puisqu’elle influe directement sur le confort des passagers et les composants du véhicule. Les concepteurs miseront aussi principalement sur l’aérodynamique, la durabilité et la résistance au roulement.

Face à face entre l’humain et l’ordinateur

Certaines différences fondamentales entreront dans la conception de ces nouveaux pneus. Par exemple, l’adhérence d’un pneu était, jusqu’à présent, déterminée par un pilote selon ses impressions quant à la réponse de la direction et au comportement du véhicule.

Dans le cas des véhicules autonomes, il faudra établir de nouvelles limites et les programmer dans les paramètres de l’ordinateur de contrôle. Ces données permettront au contrôleur de bord de ces véhicules de prendre des décisions en fonction des limites estimées du pneu. D’autres essais en matière de limites établies sur chaussée sèche et mouillée sont nécessaires pour régler de façon précise les réactions du pneu selon les données d’adhérence aux surfaces.

Durabilité des pneus

La durabilité des pneus demeurera un facteur de premier plan en ce qui concerne la sécurité. Il est plus que probable que les deux principaux essais actuellement utilisés pour établir la durabilité des pneus, c’est-à-dire l’essai d’impact du clou au sol et l’essai de vieillissement accéléré, demeureront.

Cependant, il faudra tenir compte de nouveaux éléments dans la conception des pneus pour véhicules autonomes. La suspension, le châssis, la dimension et le poids de ces véhicules viendront éventuellement dicter la façon dont les pneus qui les chausseront seront conçus. Le temps le dira.

J’ai cependant l’impression que les véhicules autonomes demanderont des pneus plus légers, plus étroits et plus hauts, qui offriront une meilleure aérodynamique, une résistance au roulement réduite et une plus grande économie de carburant, tout en assurant le confort des passagers. Là encore, c’est le temps qui le dira.

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