Protéger son investissement

Protéger son investissement
On devrait tous savoir que la plus grande « dépense » reliée à la possession d'un véhicule est la dépréciation.

En 5 ans, un véhicule ne vaut plus de façon officielle que 60 % de son prix de vente, et 0 dollar après 9 ans.

Presque tous les automobilistes ont le réflexe de nous donner le prix du constructeur, options incluses ou non, lorsqu’on leur demande ce que vaut leur véhicule.

Peu ont le réflexe d’en référer à sa valeur réelle – n’en sachant d’ailleurs trop rien –, convaincus que c’est le montant d’achat qui compte. La réalité est, hélas ! tout autre.

On devrait tous savoir que la plus grande « dépense » reliée à la possession d’un véhicule est la dépréciation, à raison de 10 % par année, y compris celle appliquée dès sa livraison !

La chute libre

Au Québec, le prix moyen d’un véhicule neuf est de 35 000 $. Après seulement 5 ans, il ne vaut plus que 14 000 $, à condition d’avoir été « bien traité » et de n’afficher au plus que 100 000 km.

S’il a été payé comptant, il aura coûté au minimum 21 000 $ à son propriétaire pour cette période, sans compter les taxes et frais liés au carburant, à l’entretien, aux assurances et à l’immatriculation.

Comme les véhicules sont construits pour durer des années, il faut de bonnes raisons ou un bon portefeuille pour les remplacer en deçà de six ans, leur vraie valeur ayant trait non pas aux chiffres, mais à leur état.

Rentable d’entretenir

Plus on connaît le fonctionnement de l’économie et son incidence sur nos budgets personnels, plus on a tendance à y penser à deux fois avant de consommer sans qu’il y ait nécessité.

Dans notre marché, qui ne comprend aucun constructeur automobile, on a grand intérêt à entretenir nos véhicules et à éviter du coup de nous appauvrir collectivement.

En achetant quelque 450 000 véhicules neufs par année, c’est une grande proportion des 16 milliards $ ainsi déboursés qui se retrouve à l’extérieur du Québec.

Viser la longévité

Ajouté à cette perte de centaines de millions pour notre économie, il y a aussi l’impact écologique découlant de l’enfouissement, en matières non récupérables, de l’équivalent de 45 000 véhicules.

En conclusion, il est très clair que garder son véhicule plus longtemps est la façon logique de réduire ses dépenses et son niveau d’endettement, et de donner un coup de pouce à notre économie.

Paratagez-le !