Fonctionnement du diagnostic : L’électronique fait loi

Fonctionnement du diagnostic : L'électronique fait loi
Réseau CAN C Bus d'un Chrysler 300 5.7 litres. (Photos : Alldata)

Au cours des dernières années, rien n’a vraiment changé dans la fabrication des véhicules, mais l’électricité et l’électronique ont fait un bond remarquable.

Il est à toutes fins pratiques devenu impossible d’entretenir les véhicules sans vraiment maîtriser l’électricité, vu le nombre de tâches reliées au diagnostic électronique. Multimètres, oscilloscopes et appareils d’analyse ne règlent rien si on n’en sait que peu, y compris en électromagnétisme, en électronique et en informatique, quant aux processus de vérification et à la programmation.

Essuie-glace et stabilité

Autre aspect majeur : il faut éviter d’être distrait par la routine du quotidien et d’oublier qu’un système électrique comporte forcément trois éléments : un capteur, une unité centrale et un appareil qui répond à la commande. C’est ainsi que le capteur de pluie situé sur la face intérieure du pare-brise active le moteur des essuie-glace en envoyant un signal à l’unité de traitement central, qui le convertit en signal d’activation.

Sur certains véhicules, l’unité centrale de traitement est entre autres configurée pour interagir par divers réseaux avec d’autres unités, dont celle du contrôle de la stabilité, afin de désactiver le régulateur de vitesse.

Langage des codes

Afin de les identifier selon leurs fonctions, ces réseaux sont désignés par de nombreuses abréviations anglaises ; les principaux sont connus sous les noms de Bus CAN, Bus LAN, Bus OST ou FlexRay.

Pour détecter les anomalies en comparant les données de bord à celles de l’équipement d’origine, nos analyseurs sont indispensables, mais encore est-il bon de demeurer alerte devant la signification des codes qu’ils affichent.

Connaître la signification de chacun permet de saisir immédiatement la nature du dysfonctionnement et d’être SITUÉ quant aux éléments en cause, à leur réparation, leur remplacement ou leur reprogrammation.

À titre d’aide-mémoire, voici un rappel détaillé de la signification des codes d’anomalie produits par l’OBD-II.

Déclinaison du code P1000

La première lettre localise le problème :

  • Lettre P : Groupe motopropulseur
  • Lettre C : Châssis
  • Lettre B : Carrosserie
  • Lettre U : Réseau de communication

Le premier chiffre identifie le type de défectuosité :

  • 0 : Anomalie générique de l’OBD-II
  • 1 : Anomalie d’origine – Codes spécifiques au constructeur

Le second chiffre en précise la nature :

  • 1 et 2 : Anomalie du dosage air-carburant
  • 3 : Anomalie du système d’allumage
  • 4 : Anomalie de l’antipollution reliée au contrôle des émissions auxiliaires
  • 5 : Anomalie du ralenti
  • 6 : Anomalie de l’ordinateur de bord
  • 7, 8 et 9 : Anomalie du contrôle de la transmission
  • A, B et C : Anomalie du système hybride

Causes possibles :

  • Le faisceau de communication du réseau de la zone de contrôle – CAN – est ouvert ou court-circuité
  • Le module de contrôle du moteur – ECM – est défectueux
  • La mise à la masse du harnais est défectueuse

Nature des codes P et U

P1000 – Le P s’affiche lorsque le PCM a interrompu son cycle de diagnostic à cause d’une batterie débranchée, de l’effacement des codes ou du remorquage du véhicule.

Le cycle se complète après que l’on a roulé durant quelques minutes ou davantage, et le code s’efface si le constructeur a programmé le PCM en ce sens. L’effacement réinitialise le témoin d’anomalie, qui se rallumera en cours de route si d’autres codes sont déjà en mémoire, ou si quelque défectuosité est détectée durant le trajet.

Pour faciliter le diagnostic, le conseiller technique doit demander au client ce qui a été fait sur le véhicule, surtout s’il n’en a pas l’historique, et poser des questions sur des symptômes propres aux codes affichés.

UOOO1 – L’apparition d’un code U dans l’historique des diagnostics peut indiquer qu’il y a eu, pour de multiples raisons, perte de communication.

Même s’il arrive souvent qu’aucun indice ne permette de les remarquer et qu’ils s’effaceront automatiquement après un certain nombre de démarrages, ces codes sont produits par diverses causes, dont une ou plusieurs de celles-ci :

  • Débranchement d’un module actif du circuit de transmission de données
  • Interruption durant le diagnostic du flux de données d’un ou de plusieurs modules
  • Chute de tension de la batterie suffisamment marqué pour interrompre la communication intermodulaire
  • Réinitialisation partielle des modules de communication à la suite du remplacement de la batterie

À retenir : un code U n’identifie que les modules devant être diagnostiqués en raison d’un bris de communication, et non leur éventuelle défectuosité.

Questionner le client 

Pour faciliter le diagnostic, le conseiller doit demander au client ce qui a été fait sur le véhicule, surtout s’il n’en a pas l’historique, et poser des questions sur des symptômes propres aux codes affichés. Les analyseurs ne disent pas encore tout.

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