Ressources humaines : Les véritables raisons

Ressources humaines : Les véritables raisons
Plusieurs raisons expliquent la difficulté de recruter et de conserver des employés dans les ateliers de carrosserie. (Photo : CSMO-Auto)

L’industrie des services automobiles dit manquer de main-d’œuvre, mais savons-nous quelles en sont les véritables raisons ?

La situation de la main-d’œuvre au Québec est telle que tous les secteurs économiques crient au manque de main-d’œuvre et pressent le gouvernement d’apporter des stratégies pour combler les manques et soutenir les entreprises dans leur développement. L’industrie des services automobiles n’échappe pas à cette réalité et elle est en concurrence directe avec les autres, par exemple, le secteur de la construction.

Pénurie de main-d’œuvre ou roulement d’employer

Saviez-vous que l’industrie perd 58 % des nouveaux travailleurs dans la première année qu’ils arrivent en emploi. Les raisons évoquées sont les conditions de travail, les tâches effectuées et le sentiment qu’ils ne pourront pas se développer dans l’entreprise. Le roulement de main-d’œuvre ternit l’image de l’industrie et des entreprises, cela envoie un message négatif aux chercheurs d’emploi qui ont du choix.

Les enjeux du gouvernement

Puisqu’il est impératif d’intervenir à court terme et qu’il est impossible d’agir dans tous les secteurs, le gouvernement du Québec a procédé à une priorisation des métiers.  Pour y parvenir, leurs économistes ont réalisé des analyses, en fonction de critères tels que le taux de chômage, les salaires, la croissance, etc., pour cibler les métiers qui sont en rareté de main-d’œuvre. De cet exercice est née une liste de métiers à prioriser pour notre industrie. Il semblerait que seule la carrosserie ne soit pas en manque de main-d’œuvre ce qui ne correspond pas à ce qui se dit « sur le terrain » !

Le CSMO-Auto a donc été interpelé pour valider cette liste. Pour avoir l’heure juste sur la réalité de l’industrie, les ateliers ont été invités à répondre à un sondage afin d’évaluer la situation et ainsi identifier le niveau de difficulté et les causes qui nécessitent l’embauche pour pourvoir certains postes. (Départ, retraite, croissance).

Les résultats

Bien que les résultats du sondage aient démontré que la majorité des entreprises ont de la difficulté à pourvoir les postes reliés à la carrosserie, et que plus de la moitié des postes à combler sont reliés à des départs à la retraite ou à une croissance de l’entreprise, ces arguments n’ont pas été suffisants pour faire pencher la balance.

Le gouvernement ne considère toujours pas qu’il y ait un réel déficit de main-d’œuvre en carrosserie. D’une part, le sondage a révélé qu’il y a entre 32 % et 47 % des départs (volontaires ou non). Ce qui suggère un problème de roulement de personnel. D’autre part, les statistiques gouvernementales révèlent entre autres que le chômage dans ce secteur serait modéré, le salaire aurait légèrement reculé et que les perspectives pour ce métier seraient acceptables. Comment l’industrie peut-elle s’y prendre pour réagir à ces résultats ?

Urgence d’agir

Il est urgent pour l’industrie d’agir maintenant pour diminuer le taux de roulement de la main-d’œuvre question d’améliorer son image et d’envoyer un message clair sur ses véritables besoins.

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