Auto Prévention : le travail se poursuit 

Auto Prévention
« Au-delà de la gestion des ressources humaines, on devrait s’attarder à faire une gestion plus humaine de ses ressources » - Jean-Pierre Brun, fondateur et titulaire de la Chaire en management de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval. (Photo : Thomas Ethier)

Auto Prévention soulignait en mars ses 35 ans d’engagement dans le secteur automobile du Québec dans le cadre du colloque annuel de l’organisme, en compagnie de plus de 150 acteurs de l’industrie.

Si on comptait environ 10 000 lésions en milieu de travail dans les années 80, on en répertoriait environ 2050 en 2016. Depuis 1983, Auto Prévention veille ainsi à informer, former et sensibiliser les acteurs de l’industrie sur toutes les facettes de la santé et la sécurité en milieu de travail.

« Nous avons fait un progrès immense en 35 ans », se réjouit Sylvie Malette, directrice générale d’Auto Prévention. « Il faut aussi poursuivre le travail paritaire en entreprises, en favorisant la collaboration entre les gestionnaires et les employés qui sont à même de comprendre les besoins sur le terrain ».

Instaurer une culture saine

Ce colloque annuel d’Auto Prévention a en outre permis de résumer les grands principes de la santé et sécurité au travail, en focalisant notamment sur l’instauration d’une culture de prévention en entreprise.

Les présentations se sont terminées par une conférence du professeur Jean-Pierre Brun, fondateur et titulaire de la Chaire en management de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval, qui s’est penché sur la qualité de vie au travail. « Au-delà de la gestion des ressources humaines, on devrait s’attarder à faire une gestion plus humaine de ses ressources », a-t-il suggéré en conclusion de sa conférence.

 Se méfier des habitudes

Comme les autres secteurs, l’industrie de la carrosserie est aujourd’hui très sensibilisée, selon Mme Malette, à l’importance de travailler de façon sécuritaire dans toutes les étapes de réparation. « Il reste tout de même d’éléments négligés », ajoute-t-elle.

« C’est un défi d’avoir un bon programme de protection respiratoire et de le faire appliquer. Par exemple, le simple fait d’avoir une barbe peut miner l’efficacité des masques respiratoires. Il existe encore des zones grises à éclaircir, indique-t-elle. Il en va de même pour les risques reliés aux incendies, qui mènent encore souvent à des incidents. Les techniciens qui répètent souvent les mêmes tâches ne voient plus les risques. »

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